Mais voici l'heure de nous en aller, moi pour mourir, vous pour vivre. Qui de nous a le meilleur partage ? Personne ne le sait, excepté Dieu.
Socrate déploie une rhétorique de l'ironie tragique et de l'équanimité. Plutôt que de supplier ses juges, il accepte la sentence avec une sérénité déconcertante, transformant sa condamnation en une ultime leçon de philosophie : la mort n'est pas un mal absolu mais un passage mystérieux dont nul vivant ne peut juger la valeur.
Socrate transforme son procès en leçon de maïeutique, affirmant sa mission divine et préférant la mort à l'abandon de sa liberté de philosopher.