Le suffrage universel, en donnant un bulletin à ceux qui souffrent, leur ôte le fusil. En leur donnant la puissance, il leur donne le calme.
Hugo s'oppose vigoureusement à la loi qui visait à restreindre le corps électoral en imposant une condition de domicile de trois ans. C'est l'un de ses discours les plus célèbres, marquant son passage définitif vers la gauche républicaine.
La force oratoire réside dans l'antithèse célèbre entre le "bulletin" et le "fusil". Hugo présente le vote non seulement comme un droit, mais comme un outil de pacification sociale. L'usage de parallélismes syntaxiques donne au discours une cadence prophétique propre au style hugolien.