Le principe de la liberté de la presse n'est pas moins essentiel, n'est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. (...) Attenter à l'un, c'est attenter à l'autre.
Prononcé à l'Assemblée législative, ce discours s'oppose à la loi Rouher qui visait à restreindre la liberté d'expression par l'augmentation du cautionnement des journaux. Hugo y défend la presse comme le "bras droit" du suffrage universel.
Hugo utilise ici une structure en miroir, liant organiquement deux droits fondamentaux. Sa rhétorique repose sur la sacralisation des principes républicains. En utilisant des termes comme "sacré" ou "attenter", il déplace le débat politique vers un terrain moral et quasi-religieux pour discréditer ses adversaires.