Ceux qui ont faim n'ont que faire de nos grands mots sur la liberté s'ils n'ont pas de pain à se mettre sous la dent.
Prise de parole de l'Abbé Pierre rappelant que les libertés fondamentales et politiques n'ont aucun sens pour un être humain qui souffre du manque de besoins matériels primaires comme la nourriture ou le logement.
L'Abbé Pierre use d'une rhétorique pragmatique et d'un franc-parler percutant. En opposant les "grands mots sur la liberté" à la faim concrète et au "pain", il rappelle l'indivisibilité des droits de l'homme : les droits civils ne peuvent s'épanouir sans la garantie préalable des droits économiques et sociaux les plus basiques.